PéToLE


PéToLE
De Georges Kaplan (William Windrestin)
 

Introduction :
C’est une histoire d’amitié et de deuil(s), une histoire où le temps s’arrête.
Elle se passe l’hiver car l’hiver les arbres sont en bois et c’est beau.
C’est un huis clos sur un petit voilier au milieu de l’eau froide et figée.
  C’est une histoire vraie. Enfin… peut-être.
En tous cas, c’est mon histoire.
 
Synopsis :
« Il y a quelques années mon ami Franck perdait Anna, sa femme.
Six ans passèrent sans qu’il ne puisse répandre ses cendres
sur cette île qu’elle aimait tant.
Leurs enfants avaient grandis et à ma grande surprise, le jour de la dispersion, 
ils me demandèrent d’aller filmer la cérémonie à leur place…
 Ne pouvant venir, ils souhaitaient que je sois leurs yeux
et je ne sais toujours pas pourquoi j’ai accepté.
 L’histoire – le film – démarre ce jour là, directement sur le ponton de ce grand lac immense et interminable…
 Le point de vue, c’est celui de ma caméra. »
Georges Kaplan
 
Style, structure, couleur(s) et son(s) :
Préparant mon prochain film, j’ai commencé à dessiner cette histoire sous forme de story-board pour finalement le présenter comme une BD. L’univers marin joue ici un rôle de projection et de métaphore du deuil : on ne peut aller contre la force des choses. Quand il n’y a plus de vent c’est impossible d’avancer et c’est tout. Il faut accepter de perdre le cap, « Y’a pétole » comme ils disent les marins.
Le scénario est découpé en chapitres correspondant aux phases de deuil connues en psychiatrie. Le jeu de tressage entre la caméra de Georges (format cinéma 1:33),
la case de B.D. et les sons (dialogues, voix off ou parfois diégétique)
articule la question essentielle du point de vue dans le processus de deuil.
Les couleurs expriment le temps qui passe et les ambiances changeantes : les reflets éblouissent parfois, le ciel et l’eau se confondent,
la réalité peut prendre des allures de rêves ou de cauchemars.

Les personnages :
Georges Kaplan : le narrateur
Franck Poupart : l’ami
Les enfants
L’urne : Anna

Note d’intention :  
Quand mon ami a perdu sa femme je venais juste de perdre mon père. Il s’est beaucoup confié et moi aussi. Je veux partager cette intimité que je trouve universelle,
comme un impérieux besoin de témoigner.  
Pour les films* que je réalise (des moyens métrages, clips ou documentaires) je fais moi-même mes story boards. Ne voulant pas filmer mon ami, j’ai naturellement commencé à dessiner cette histoire. En fait, depuis toujours, je dessine mes idées, mes trucs mes machins mes bidules, sur des bouts de feuilles et dans des styles très différents*.
Mon ami est bien vivant et ne s’appelle pas Franck. Pas plus que je ne m’appelle Georges.
Franck Poupart est un hommage au film « Série Noire » de Alain Corneau et Georges Kaplan est l’homme qui n’existe pas dans « la Mort aux Trousses » de Alfred Hitchcock.
 
©W.W.2021 maquette crayonnés et pré-encrage Pétole
 
Actuellement, je termine les 60 pages qui bougent encore.
A la recherche d’un regard, d’une écoute, de conseils…
 
Bonne lecture.

Contacts : William Windresin 42 rue du 19 mars 1962 à Limoges 87100
Tel : 06 73 53 94 50

* certains dessins et films sont visibles sur le site Les Ateliers de l’Olibrius  http://www.williamwindrestin.com/